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La French touch contemporaine

Aujourd’hui en France et comme ailleurs, le monde du tatouage possède de multiples courants idéologiques et artistiques très différents les uns des autres. On ne se tatoue pas pour les mêmes raisons. 

Dans d’autres contrées que le tatouage ornemental (sans autre objectif que de décorer le corps), certains artistes s’opposent au formalisme des salons de tatouage et revendiquent une esthétique moins léché, plus proche des arts populaires. La ressemblance n’est plus le maître mot. Le moment choisi, l’instant du tatouage, prend une valeur plus importante que le motif. Et l’un des grands intérêt du tatouage est qu’il est l’un des rares arts où l’on peut passer du temps avec l’artiste, s’imprégner de son univers, de sa discussion, de sa musique, ...

Ici, le graffeur FUZI, artiste protéiforme comme beaucoup d’autres, transmet par le médium du tatouage un sentiment de liberté, qui est selon lui bien plus important que de faire quelque chose de beau ou de parfait. L’illégalité est au cœur de sa démarche, un désir de destruction des valeurs traditionnelles, de choc culturel. FUZI questionne nos limites : U.V. pour un art Ultra Violent. Son style nommé “Ignorant people”, un courant fer de lance reconnu internationalement, est composé de grosses lignes très facilement lisible à l’égal d’un graffiti vandal. 

Autrement, l’artiste français Joe Moo a une démarche que l’on pourrait qualifier d’”Art historique”. Il mêle un travail de recherche historique et anthropologique à un travail de recherche picturale et l’actualise avec une imagerie de notre quotidien. Pour comprendre ses images, il est nécessaire de chercher à notre tour les références, d’une culture à une autre culture, d’une époque à une autre époque. Il est question d’être passeur de culture, de découvrir des richesses artistiques culturelles et historiques, notre patrimoine.

Par Geoffroy Plantier

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