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Le French Tattoo Museum au Castelet 

La prison, ce lieu chargé de silences et de douleurs, semble être l’écrin le plus juste pour accueillir une exposition sur le tatouage. Pendant près d’un siècle, elle fut la gardienne sombre d’une pratique marginale, un refuge d’expression dans l’ombre. Dans les recoins carcéraux, le tatouage puise sa force dans l’intensité de la solitude, devenant un cri muet, une résistance face à l’effacement. L’histoire du tatouage, et celle du tatouage français, est indissociable de ce passé. 

Les murs des prisons abritent des palimpsestes artistiques, des fragments précieux qu’il nous revient de protéger. Témoins silencieux des heures sombres, ces tatouages témoignent des dérives d’une tristesse pouvant mener à la folie, voire au suicide. Le langage des détenus, imprégné d’argot et de gestes, s’inscrit sur la peau meurtrie de ces hommes que la vie n’a pas épargnés. Ces corps tatoués, ces visages marqués par la souffrance, nous invitent à plonger dans leur univers, à ressentir leur histoire. 

L’exposition «Des murs sur la peau» redonne une voix à ces âmes réduites au silence, leur offre une réhabilitation symbolique en les révélant au regard du monde. Le French Tattoo Museum, fier partenaire de cette initiative, présente quelques pièces inédites issues de la collection de Mikael de Poissy, pour enrichir cette rencontre poignante entre l’art et la résilience. 

Mikael de Poissy

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