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Un phénomène mondial 

 

La pratique du tatouage est répandue dans les prisons du monde entier. Elle y est presque partout illégale mais universelle.

Même si des particularités et des styles du tatouage carcéral reste très marqué suivant les cultures, il a évolué et vient aujourd’hui s’entremêler avec d’autres pour créer le récit moderne du tatouage : l’époque du « global tattoo», un âge où le tatouage est désormais une pratique courante et où il n’est pas rare de voir  des influences qui traversent les murs des prisons. 

 

L’histoire est aussi interconnectée. Par exemple, lorsque les détenus chicanos (les latinos d’Amérique du Nord) subissent la double-peine sous l’administration de Bill Clinton. Certains, interdits de territoire, sont renvoyées dans les pays d’Amérique centrale avec un style et des histoires de gangs qui font des émules, et les gangs MS 18 et barrio 13 sont amplifiés par des générations ayant vécus la violence des guerres civiles. 

 

Mentionnons ici qu’il existe des époques et des zones géographiques où le tatouage a pu être punitif, imposé aux détenus par le système carcéral ou par les autres détenus pour stigmatiser. On pense à cette planche ci-dessus du Japon montrant les différents tatouages réalisés sur les détenus suivant le crime qu’ils ont commis (ceci pourrait expliquer les prémices du tatouage de gang au Japon pour couvrir ces marques infamantes). On pense aussi aux galériens français envoyés aux travaux forcés, portant la marque indélébile “GAL”. Et comment ne pas penser aux détenus des camps de concentration tatoués de leur numéro de détenu…

 

Cette incursion dans le tatouage carcéral international est loin d’être exhaustive. Nous espérons avec le temps pouvoir collecter des images des bagnes d’Australie, des African Gang Number d’Afrique du Sud ou de Chine si elles existent.

Geoffroy Plantier

 

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