Tatouage carcéral, tatouage punk ?
punk : nom et adjectif invariable
La définition du Punk selon Iggy Pop : «quelqu’un d’incompétent mais déterminé à le faire». Une rébellion? un rejet des normes sociales? Une proclamation de son individualité ou un désir de faire groupe, tribu? La seule certitude est que l’on entend tout et son contraire pour définir le mouvement Punk, sans parler du mouvement anarcho-punk. On raconte par exemple qu’une des origines du mot punk vient justement de la prison et fait référence aux détenus ramassant des mégots pour réaliser une cigarette de fortune.. Le commissariat d’exposition s’excuse par avance auprès de toutes les personnes sympathisantes du mouvement punk ne se sentant pas représenté par ces définitions. Chacun son punk.
L’utilisation des patchs faits maison ou achetés à des concerts semble faire consensus. Un moyen de personnalisation et de protestation visuel : DIY ou «Do It Yourself» (fais-le toi-même). Pour le punk, il n’est pas nécessaire de savoir tatouer pour réaliser des marques contestataires en opposition avec les codes de beauté traditionnels. Il est question d’ «encrer» dans ses veines son appartenance à cette confrérie, loin des effets de mode, que l’on pourrait presque appeler des “tatouages-patchs”. L’instinct créateur, le primitivisme moderne en opposition avec le modernisme sont de mise. Le livre de référence «modern primitive» sur les modifications corporelles (piercing, scarification, implants, ...) donne un aperçu du large évantail des moyens d’expressions ouvert par le punk. Un primitivisme sauvage tribal qui s’inspire aussi des contrées extra-occidentales telles que les tribus africaines ou celles des indiens d’Amériques.
Par Geoffroy Plantier et Clément Baratte

























